mardi 21 février 2017

Le PS se déchire.


 
Logo du PS; Crédit photo: Google
               Le Parti Socialiste (PS) du Sénégal crée en 1948 sous le nom de BDS par le défunt président sénégalais Léopold Sédar Senghor se déchire en plusieurs morceaux.  En effet, ce parti politique qui a longtemps été marqué par la discipline et l'entente fait face à une crise sans précédent.  Puisque l'actuel secrétaire général Ousmane Tanor Dieng fait face à une fronde de jeunes du parti. Ceux-ci accusés d'être dirigés par Khalifa Sall ne sont plus le bienvenus chez leurs autres camarades. C'est ainsi qu'on fait face à 2 camps dans 1 seul et unique parti. Khalifa Sall convoqué à la Division des Investigations Criminelles (DIC) aujourd'hui, a annoncé la couleur sur les réseaux sociaux.



A la suite de son fondateur qu'est feu le président Senghor, il y a eu l'ancien président du Sénégal Abdou Diouf  qui a été à la tête du parti. C'est en 1996 qu'ils ont eu un nouveau secrétaire général en la personne de Ousmane Tanor Dieng. Seulement avec l'accession de Macky Sall en 2012, les leaders de l'opposition s'étaient rangés derrière le nouvel élu pour travailler avec lui. Mais à l'approche des éléctions législatives prévues en Juillet 2017, les camarades socialistes de Tanor Dieng souhaitent que leur parti soit représenté, qu'il ait un candidat au lieu de se ranger derrière un autre.
Une telle décision n'a pas été du goût de tous  notamment de leur secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, qui voit en ça la main d'un autre. Et c'est autre est Khalifa Ababacar Sall, actuel Maire de la ville de Dakar.
 Cette crise semble n'être qu'à son début. Pour cause des partisans et sympatisans de Khalifa Sall, vus comme des membres dissidents du parti, avec à leur tête Bamba Sall ont été emprisonnés. Cela à la suite du saccage de la maison du parti lors d'un congrès qui s'y tenait le 5 Mars 2015. Bamba Fall, maire de la Médina a ainsi été arrêté en compagnie de 8 autres jeunes tous du parti socialiste pour avoir cassé des voitures et blessé des personnes lors de leur manifestation à la Maison du Parti à Colobane (Dakar). 
Après Bamba Fall, toujours en détention, Barthélemy Dias qui a échappé à la prison, c'est autour de Khalifa Sall de répondre à sa convocation. L'avenir nous élucidera sur ce qu'il va en advenir pour le Maire de Dakar.
 


     







mercredi 15 février 2017

L'économie débattue au CESTI

M. Amin ( à gauche ) et M. Diop (du Cesti )
      L'économiste franco-tunisien Samir Amin était l'invité du Cesti ce 15 Février 2017. Lors de cette rencontre qui s'est tenue à la case foyer de l'école, l'économiste a eu à échanger avec les étudiants journalistes de la question de l'économie en Afrique. D'ailleurs le thème portait sur: Les défis auxquels l'Afrique est confrontée aujourd'hui.

M. Amin d'expliquer que l'Afrique n'est pas marginalisée dans le système mondial mais qu'elle est pleinement impliquée. Le continent africain a 45% de proportions des exportations du monde, loin devant celles européennes ou même des pays d'Amérique du Sud. Selon lui toujours, les sociétés et les régions périphériques ne sont pas toutes entrées dans le système mondial au même moment. C'est la cas des pays comme l'Afrique du Sud, la Turquie, l'Inde, le Brésil qui sont entrés dans le système entre 1945 et 1960.

L'Afrique a été très tôt intégrée dans le système mondial et ce vers le XVIe siècle avec la traite négrière. Et c'est très exactement cette traite qui a participé à freiner l'économie du continent. Mais pas seulement, puisqu'il y a eu plus tard une autre forme d'appauvrissement développée par les Occidentaux avec l'aide au développement. Une aide qui n'est "qu'une goutte d'eau" par rapport aux réparations dues au continent noir.

Pour sortir du sous-développement, des solutions existent.
D'abord avoir une industrialisation où il y aura une connexion entre les pays africains eux-mêmes. Puisque selon toujours M. Amin il n'y a pas d'industrialisation en Afrique même s'il y a quelques industries en Tunisie, au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud entre autres.
Ensuite, il faut une vraie révolution agricole celle paysanne. Il faut penser à moderniser, transformer les pratiques agricoles car l'Afrique a le soleil, la terre, et l'eau, donc toutes les ressources naturelles nécessaires.
Pour terminer, la question du Fcfa a été soulevée par des étudiants, lors des échanges. Mais la réponse de l'économiste n'a pas été de surprise. Puisqu'en 1965, il avait écrit sur la question pour dire que cette monnaie unique nous poserait des problèmes. Sa proposition est de s'inspirer du Cap-Vert , un pays de 500.000 habitants et qui est parvenu à avoir sa propre monnaie. Les pays africains n'ont qu'à prendre exemple de leurs voisins cap-verdiens pour résolver une bonne fois le problème sur la question monétaire.  

mardi 14 février 2017

La radio célébrée ce 13 Février

De gauche à droite: M. Sarr, M. Tarik, M. Solomon et M. Ba
 Des hommes de médias ont tenu une conférence au Cesti pour célébrer la journée mondiale de la radio.
Le thème choisi étant: L'Afrique dans les médias internationaux, l'occasion pour l'école de recevoir des responsables de la BBC ( British Broadcasting Corporation ).

En effet, la BBC pour étendre ses programmes, a prévu d'installer une antenne régionale pour l'Afrique de l'Ouest. Celle-ci sera basée à Dakar, choix fait par rapport à la situation politique stable du pays, à sa position géographique mais aussi à ses infrastructures modernes.
C'est ainsi que dans le cadre de ses partenariats, la BBC a choisi le CESTI, école de référence dans la formation au métier de journalisme, mais aussi d'autres structures s'activant dans la diffusion de l'information.

Monsieur Ibrahima Sarr, directeur du CESTI, a accueilli  M. Tarik Kafala le chef de service Arabe à la BBC en compagnie de M. Solomon et de M. Mamadou Moussa Ba , responsable dans cette organe de presse. Ce dernier qui est également un pur produit de l'école, et qui fait la fierté du CESTI constituant un parfait exemple pour illustrer le thème.  La BBC, dans sa démarche, reste impartiale dans la diffusion de l'information, selon M. Tarik, qui souligne que même s'ils sont financés par le gouvernement britannique cela n'influait en rien leur manière de travailler ni sur leur ligne éditoriale.

Il a aussi expliqué lors de la conférence que leur groupe cherche à améliorer sa capacité de diffusion surtout dans les pays où la liberté d'expression est encore limitée. C'est ainsi qu'ils se sont beaucoup impliqués lors es dernières élections présidentielles en Somalie mais aussi dans la crise politique post-électorale en Gambie. Ils ont terminé en disant que l'histoire de l'Afrique doit être racontée par les Africains eux-mêmes. Une occasion de dire aux étudiants journalistes  présents dans la salle que l'Afrique a besoin d'eux pour retrouver sa place sur la scène mondiale. 

lundi 13 février 2017

Wakhinane, un quartier de Dakar

Vue sur le quartier

 Plus connu sous le nom de « Soufou Pont » qui veut dire sous le pont, Wakhinane est situé à la descente du pont de Colobane. Considéré par beaucoup  comme un lieu de travail, des familles y vivent. Une visite dans ce quartier pourtant densément occupé  a permis d’en savoir un peu plus sur les conditions de vie.

        Des constructions en baraque à perte de vue, c’est ce qui attire en premier à Wakhinane. Difficile de croire qu’au milieu de ces carcasses de voiture entassées, de ces multiples ateliers de forge et de mécaniciens,  des familles entières y vivent.  A la descente du pont de Colobane, il faut traverser les rails puis un canal à ciel ouvert pour arriver dans le quartier. Ici des cars rapides, des taxis, des Mercedes, des camions sont entreposés dans les rues, signe de la présence de mécaniciens.  
                                   
Seulement ce décor pourrait bientôt disparaître. A la date du 28 Février 2017 tous devront quitter les lieux, le site étant un espace du domaine de l’Etat. Wakhinane, zone par laquelle va passer le Train Express Régional (TER) du Sénégal dont les travaux ont été lancés le 14 Décembre 2016. Dans un sondage fait par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) en 2013, 69.045 personnes dont 12.614 ménages ont été recensées comme impactées par le projet dans la commune de Hann Bel Air. Quelque 677 places d’affaires (ateliers, cantines sur la voie publique, étal, kiosque) ont été décomptées à Wakhinane à la même période.

Une décision qui frustre les occupants de ce quartier dont le chef de quartier El hadj Issakha Diop. Depuis 1985, il est là avec sa famille et dit connaitre les moindres coins et recoins de la cité. Le drapeau du Sénégal flotte devant la porte d’entrée de la maison en baraque. Dans la cour règne une ambiance détendue, en cet après-midi de Lundi. Les membres de la famille Diop buvaient du thé en discutant de la Can et de la victoire du Cameroun sur l’Egypte.

M. Diop dirige ce quartier depuis une dizaine d’années. Agé de près de 80ans, le vieux a la barbe toute blanche et a perdu une partie de ses dents. Debout devant son enclos, donnant à manger à ses 5 moutons et à ses pigeons, cet ancien militaire qui s’exprime bien en Wolof et Français est un peu sourd. Selon lui, depuis sa création en 1978 tous les déguerpis de Dakar étaient recasés à Wakhinane. Le Gouverneur de Dakar Thierno Birahim Ndao avait adopté une telle politique.

Ici, plusieurs races  s’y retrouvent: Wolofs, Sérères, Diolas, Peulhs, et même des Guinéens et des Maliens y sont. Mais les problèmes ne manquent pas d’arriver comme entre ce Maure, vendeur de gargote, et son voisin Sérère qui lui doit de l’argent depuis 7 mois. Muni de sa plainte, il est venu remettre la convocation au chef de quartier qui lui a demandé 24h pour convoquer l’autre partie et régler l’affaire à l’amiable.  
Des infrastructures, il en manque dans ce quartier. Les populations pour avoir des papiers administratifs se rendent à la Mairie de Hann-Bel Air, commune à laquelle ils appartiennent. En l’absence de poste de police, un comité de veille a été mis en place pour assurer la sécurité. Un jeune du quartier, membre de ce comité, nos confie que ce sont eux-mêmes qui veillent sur la sécurité de leur zone. Les personnes malintentionnées, ils les chassent vite fait de leur quartier sans dire par quels moyens.

Dans les coins de rue, les enfants jouent en toute insouciance avec des pièces en métal ramassées dans les ateliers des ouvriers. Beaucoup sans chaussures courent sur la saleté pour jouer à cache-cache, ou au football. A 17h, heure de la descente les ouvriers qui sortent des usines d’à côté passent acheter de quoi grignoter. «  Comme la plupart rentre en banlieue, ils passent acheter de quoi manger. En attendant d’arriver à la maison et de bien manger son bol de riz ou dîner », nous explique cette vendeuse de beignets. Seulement le sifflement du petit train bleu annonçant son arrivée à la gare de Colobane fait courir des voyageurs en retard. Sur son passage, le train soulève la poussière ce qui irrite les narines. Une impression de tremblement vous traverse les jambes.

A Wakhinane, la case de santé ne fonctionne plus. Crée au début des années 2000 avec le financement de l’ONG ENDA Tiers Monde, elle est fermée les populations  obligées d’aller vers les centres de santé de Colobane, Yarakh ou des Hlm. Ndéye Gueye vit ici depuis dix (10) ans et gère le robinet public, travail qu’elle allie avec celui de lavandière.  Le teint noir, des rides sur le visage, les lèvres  craquelées, la peau sèche, elle paraît peu se préoccuper des soins de beauté. En pagne et tee-shirt à l’effigie d’un lutteur du Baol, le foulard mal noué sur la tête, elle tient son bébé d’environ 6 mois sur les bras.  Selon elle, à chaque fois qu’ils ont des soucis de santé, ils vont soit dans un poste de santé de Colobane, des Hlm ou à Yarakh. Comme lors de sa dernière grossesse, elle faisait ses visites prénatales au centre de santé de Colobane.

L’absence d’infrastructures cause de nombreux problèmes aux habitants obligés de faire avec les moyens du bord en cas de besoin. Mère Fatou Diouf en a vécu l’expérience. Sa maison a pris feu il y a quelques semaines. La petite porte en zinc, qui tient à peine, donne sur une cour étroite. Des bruits de marteau témoignant des travaux qui sont en cours, vous accueillent dès votre arrivée. Un menuisier construit une chambre en bois.  Un enfant de 3ans en jean et pull longue manche, pieds nus nous accompagne à l’intérieur. Mme Diouf est trouvée entrain de laver des bouteilles d’huile vides de 20 litres, qui revendues vont servir de réserves d’eau dans les restaurants et ateliers. Des restes de bois consumés, des habits brûlés, des  baraques détruites, sont en entassés dans un coin.

  Elle narre les faits : « Il y a quelques jours, un incendie s’est déclaré dans ma maison  vers 21h. Avec le vent, les flammes se sont très vite répandues détruisant  3 chambres. Toutes nos affaires sont parties en fumée. Les matelas, mon armoire et tout ce qu’il y avait à l’intérieur réduits en cendre. Je remercie mes voisins sans qui ça aurait été pire, ce sont eux même qui ont fini par éteindre le feu avec des seaux d’eau qu’ils se passaient d’une maison à une autre. »  La seule chambre épargnée par les flammes sert désormais de dortoir pour la mère de famille, ses 2 filles et ses petits- enfants. Les garçons sont hébergés par leurs voisins.

Wakhinane dispose de 2 écoles communautaires construites par les populations. L’une d’elle se trouve en face du pont de Colobane, elle n’a qu’une seule classe. Sur la façade, du mur, peinte en couleur blanche est écrit :Ecole Communautaire Wakhinane. De l’intérieur, on voit et on entend tout ce qui se passe au dehors tels les cris des enfants qui jouent dans la rue. Seuls  9 tables-bancs plus une armoire en fer forment le décor dans la classe. La porte et la fenêtre  ouvertes permettent d’éclairer la salle un peu obscure. Sur le toit en bois et zinc est suspendue une lampe ampoule.  Les cours de Français sont donnés de 8h à 13h et de 15h à 17 du Lundi au Samedi. Le groupe du soir fait Arabe de 13h à 17h. Les mensualités sont de 1500Fcfa de la C1 à la CE2 et les élèves de CM1 et CM2 paient 2000Fcfa. Dans la classe, il y a 2 rangées de tables-bancs. La 1ère est occupée par les aînés qui font la CM1 et la CM2 et la 2e  les enfants qui sont de la CI à la CE2. L’instituteur divise le tableau en 2 parties égales. 


A 18h, la salle est très animée avec des vas et viens des élèves jusqu’à ce que Oustaz sonne la fin de la récréation à 18h30 marquant le début des cours. 40 élèves sont présents dans la classe et s’assoient à 4 ou 5 par table. Les élèves  de la CI à la CE2 âgés entre 5 et 15ans sont les plus nombreux.  Après les  salutations en arabe, Oustaz fait un rappel sur le cours passé puis commence une nouvelle leçon, le tout en Wolof. Les élèves habitent tous le quartier. Beaucoup travaillent comme fille de ménage dans les quartiers environnants, c’est à la descente du travail qu’elles viennent à l’école pour étudier. Une d’elles Soda Gningue a 20ans et habite avec sa sœur et ses cinq (5) amies dans une chambre louée 15.000Fcfa. L’originaire de Bambey qui travaille aux Hlm 5, dit parvenir à lire en arabe et à bien pratiquer sa religion.


Wakhinane c’est un site d’habitation mais aussi un lieu de travail pour des centaines de personnes. Ici les maisons construites en toute anarchie côtoient les ateliers. Mais la question de leur prochain déguerpissement les rend furieux, et réveille leur colère. Tous sont conscients  qu’ils doivent partir mais ne savent pas où aller et fustigent les 800.000Fcfa proposés comme indemnité par propriété. Ceux qui ont déjà signé vont percevoir leur argent, quand à Pa Diop il a rendez-vous la semaine prochaine à l’APIX pour signer et se résigner à partir ailleurs avec ses amis.

jeudi 9 février 2017

Trump de plus en plus isolé


Donald Trump, Président Américain

 Le président américain Donald Trump fait face à une résistance de plus en plus forte. A la suite de son élection à la Maison- Blanche, il a du faire face à la mobilisation des femmes qui avaient organisé "la Marche des femmes". La mobilisation s'était étendue même hors des frontières américaines. C'est ainsi qu'on a assisté à des manifestations pour s'indigner contre Donald Trump à Paris, Londres, Munich.


Donald Trump, un président habitué aux scandales, continue toujours de faire parler de lui 2 mois après son accession à la tête des Etats-Unis. Le dernier en date concernant sa fille Ivanka Trump ,qui a eu des bisbilles avec un magasin de luxe qui aurait refusé de vendre des produits de la fille à son papa. Pour régler le problème, le président a tout bonnement décidé de faire montre de sa colère sur les réseaux sociaux.

Ce 7 Février, les choses se sont à nouveau élargies après que la sénatrice démocrate ait été interdite de prendre la parole par le président de la Chambre. C'est ainsi qu'un hashtag a été crée sous le nom #LetLizSpeak en soutien à la dame réduite au silence alors qu'elle lisait une lettre de la veuve de Martin Luther King. Elizabeth Warren est considérée comme le porte étendard de la résistance contre le président républicain.

Les femmes se sont ainsi mobilisées depuis le début, bien avant son investiture à la Maison-Blanche. Elles se sont indignées contre les positions de Trump jugées anti-féministes. Mais pas seulement, puisque les musulmans aussi se sont impliqués dans ces manifestations pour dénoncer les comportements jugés ostentatoires de Trump.







jeudi 2 février 2017

La Gambie a un nouveau gouvernement

Gouvernement 1 sous Barrow

 Le président Barrow qui a pris fonction il y a quelques semaines a officiellement formé son gouvernement ce Mardi 1er Février 2017 à Banjul. Celui-ci est composé de 10 membres dont 2 femmes. Dans ce 1er gouvernement sous l'ère Barrow, on y retrouve l'opposant historique de Yahya Jammeh, du nom de Oussainou Darboe.