mercredi 3 janvier 2018

Procés de Khalifa Sall, le renvoi de trop.

       
Khalifa Sall, maire de Dakar
Crédit photo: Sénégal7
  

     L'attente est de plus en plus longue dans ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Khalifa Sall. Alors que tous s'attendaient, aujourd'hui, à ce que les débats s'ouvrent et que le procès commence enfin, il a été encore renvoyé jusqu'au 23 Janvier 2018.



 Et de 2! Voilà maintenant 2 fois que le procès du maire de Dakar est renvoyé, et cela de façon successive. Une situation qui continue de tenir en haleine tout le Sénégal et qui il faut le dire n'arrange aucunement les deux parties.

A commencer par le pouvoir judiciaire accusé d'être manipulé par le gouvernement, accusations faites par les partisans du maire de Dakar. Il serait donc mieux pour ces hommes chargés de juger, ces accusés d'escroquerie, d'élucider les citoyens sur cette affaire qui n'aura que trop durer. Mais aussi ce serait pour eux, un moyen de retrouver cette image d'hommes libres et donc de juges indépendants.




De l'autre côté, il y a le ou plutôt les accusés qui sont au nombre de 7. Tous accusés d'escroquerie portant sur 1 milliard 800 millions de Franc CFA cela dans l'affaire de la Caisse d'avance de la Mairie de Dakar. Là aussi, les Sénégalais ont besoin de savoir qui dit vrai et qui faux. Car quoi qu'on puisse dire Khalifa Sall et ses 6 coaccusés ont toujours nié ces accusions portées sur eux, et continuent encore de le faire.

http://xalimasn.com/khalifa-sall-et-cie-face-au-doyen-des-juges-les-minutes-de-laudition/

Et pour toutes ces raisons évoquées , ce procès devait bel et bien se tenir aujourd'hui Mercredi 3 Janvier 2018 pour qu'enfin qu'on sache QUI A FAIT QUOI? 
Mais voilà qu'à la surprise générale, le procès a encore été reporté jusqu'au 23 Janvier prochain par le juge Malick Lamotte, un homme habitué aux gros dossiers. Alors que son prédécesseur le juge Maguette Diop devient son assesseur.

Khalifa Sall n'est pas prêt de recouvrer la liberté encore moins de retrouver son bureau à la Mairie de Dakar. Puis qu'après son expulsion du parti socialiste, lui et 62 autres,  le 30 Janvier 2017 sur décision du bureau politique il va devoir encore faire face à une autre affaire. C'est le renvoi de son procès au 23 Janvier 2018. 

samedi 30 décembre 2017

Khalifa Sall, un maire devant la barre.


Khalifa Sall, Maire de Dakar
Crédit photo: SeneNews

Le Maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall a fait face au juge Maguette Diop ce 14 Décembre 2017 au Tribunal de Dakar. C’était dans le cadre de sa comparution dans l’affaire de la Caisse d’avance de sa Mairie. Une affaire où il est question d’escroquerie portant sur la somme d’un milliard 800 millions de Francs CFA. Des faits qui se seraient déroulés entre 2011 et 2015. Et pour en savoir plus sur la personne et le parcours de l’homme, voici le portrait de celui qu’on pourrait qualifier de « Socialiste dans l’âme ».






Khalifa Sall, c'est un militant des pemières heures du parti de feu Léopold Sédar Senghor   mais il faut reconnaître qu'il ne fait plus l'unanimité autour de lui,ou tout du moins du côté de ses frères et sœurs socialistes. Et c'est exactement dû au fait qu'il est accusé d'être à la tête des frondeurs du parti socialiste sénégalais. Des accusations qui lui ont valu, à lui ainsi qu'à ses amis frondeurs dont Bamba Fall, Barthelemy Dias et Aïssatou Tall Sall, des menaces d'exclusion du parti.

C'est ce 30 Décembre 2017 qui coïncide avec le 300e jour de détention du maire de Dakar à la prison de Rebeuss, c'est aussi le jour choisi par le bureau politique du PS pour se pencher sur la plainte déposée par Barthelemy Dias contre Ousmane Tanor Dieng.




Le maire de Dakar va devoir encore patienter jusqu'au 3 Janvier 2018 pour savoir ce que le juge va décider de son sort. Toutefois entre temps, ses amis et partisans comptent accentuer la lutte contre le pouvoir en place qu'ils accusent d'être derrière son arrestation. Une riposte qu'ils avaient déjà commencé puisqu'ils avaient réussi à réunir la somme de 1,8 milliard de Fcfa pour caution. Une caution finalement rejetée par l'Agent judiciaire de l'Etat "arguant qu'elle n'était pas en espèces".







L'affaire de la caisse d'avance de la Mairie de Dakar encore appelée Affaire Khalifa est-ce une machination politique faite de le but de stopper celui qui serait vu comme le seul adversaire possible du président Sall ou est-ce bel et bien une affaire d'escroquerie?
Réponse le 3 Janvier 2018, au Tribunal de Dakar

mercredi 29 novembre 2017

Des esclaves, par ici!

Migrants parqués en Libye
Crédit photo: Le Monde

    La Libye, le nom de ce pays a fait le tour du monde en ce mois de Novembre. Pourtant il y a de cela 1 mois, personne n'en parlait autant. Tout a basculé le 15 Novembre dernier lorsqu'une équipe de reporters de la chaîne de télévision américaine CNN s'est rendue dans ce pays d'Afrique du Nord. La surprise a été grande puisque ces journalistes ont diffusé à la face du monde une pratique que presque tous savaient mais taisaient en Libye: c'est la vente de migrants noirs comme esclaves.    
A travers ce reportage fait par la journaliste Nima Elbagir, il est apparu qu'il existait à ce jour en Libye des marchés où l'on pouvait  vendre et acheter des esclaves. 

La vidéo qui dure moins de 2 minutes, montre aussi les difficiles conditions de vie des migrants. 





Seules quelques heures ont suffi pour que la vidéo fasse le tour du monde créant une onde de choc. Cela montrait la cruauté avec laquelle ces gens étaient traités, vendus voire même "bazardés"   Les réactions ne se sont pas fait attendre puisque des simples citoyens, des internautes passant par des autorités étatiques, tous s'insurgeaient contre ces actes. Et si du côté des autorités africaines, certains chefs d'Etat et de gouvernement ont sorti des communiqués pour montrer leur indignation. C'est le cas du Sénégal d'autres ont préféré  réagir avec des actions. La Côte d'Ivoire a déjà rapatrié 155 migrants Ivoiriens de la Libye, un exemple à suivre.

 http://www.rfi.fr/afrique/20171121-cote-ivoire-migrants-libye-retour-abidjan-reportage  

Le Rwanda, pour sa part, s'est porté volontaire à accueillir 30 000 migrants sur son sol. 



 Ces migrants, qui sont avant tout des hommes libres, ne cherchaient qu'à passer par la Libye pour pouvoir rejoindre plus tard l'Europe. Originaires pour la plupart d'entre eux d'Afrique subsaharienne, beaucoup n'arriveront jamais à destination. Et pour cause, c'est au cours de ce voyage long et périlleux que des centaines de milliers de jeunes africains et africaines noirs seront faits prisonniers et/ou esclaves dans ce pays qu'est la Libye. Même si le nombre de prisonniers reste inconnu, des chiffres circulent sur le nombre de morts.  Selon des chiffres de l'Organisation des Nations Unies, plus de 5000 personnes sont mortes en Méditerranée rien qu'en 2016, alors que depuis Janvier 2017 on en est à 5005 morts et disparus. C'est à la limite insupportable de savoir qu'au moment où des milliers de personnes meurent en cours de route sur la Méditerranée, d'autres perdent la vie dans les "prisons libyennes". 







L'esclavage, une pratique qui continue jusqu'au 21e siècle alors qu'il a été aboli dès le 19e siècle et plus précisément en 1848. Alors que les Africains pensaient en avoir fini avec l'utilisation de l'homme noir comme un objet voire une marchandise mais voilà que près de 200ans après, les démons du passé refont surface.
Le plus gênant dans tout ça c'est que ce sont des africains eux-mêmes qui vendent leurs propres frères africains.Et c'est justement ce qui a crée cette vague de contestation et d'indignation,tous dénonçant à ces actes barbares et inhumaines. Des marches ont été organisées en Afrique et en Europe et des pétitions lancées sur les réseaux sociaux.

Le chemin étant tout tracé, il faut que la jeunesse africaine soit consciente que les temps ont changé. Il faut qu'on comprenne qu'on peut bien réussir en Afrique. Il faut qu'on comprenne que notre Eldorado peut et doit être  l'Afrique . Alors, au lieu de nous obstiner à vouloir coûte que coûte risquer notre vie pour rejoindre l'Europe, la jeunesse africaine doit justement avoir confiance en elle et en sa terre: l'Afrique.


mercredi 11 octobre 2017

AFFAIRE YAVUZ SELIM: A quand la résolution?


Portail d'entrée du Collège Yavuz Selim
Crédit photo: Dakaractu

           Qui n'a pas entendu parler du collège Bosphore Yavuz Selim ces derniers jours? 
Une histoire complexe, difficile mais aussi pleine de surprises et de rebondissements. En effet tout commence le Lundi 2 Octobre  2017, lorsque des éléments du GMI sont venus stationner devant les établissements du groupe scolaire pour interdire l'accès au personnel administratif, aux enseignants et aux élèves.  Une mesure à laquelle personne ne s'attendait même si le ministre de l'Intérieur avait sorti un communiqué deux jours auparavant pour informer de la fermeture imminente de l'école.

Deux semaines plus tard, les différentes discussions entamées entre les concernés, que sont le ministre de l'éducation, le conseil d'administration, le personnel pédagogique et les parents d'élèves, n'ont finalement rien donné. C'est L’ÉCHEC TOTAL.

Conséquences: plus de 3000 élèves inscrits dans les 9 établissements du groupe Yavuz Selim se retrouvent sans école, après avoir fait 1 semaine de cours pour certains et 1 mois de cours pour d'autres.
Un autre souci c'est qu'il existe 403 élèves inscrits gratuitement à Yavuz Selim et qui risquent de faire une année blanche si la situation n'est pas réglée à temps. Et pour cause, ce sont des enfants dont les parents n'ont pas assez de moyens financiers.

L'autre conséquence: c'est la consternation dans laquelle se trouvent les parents d'élèves. Car inscrire son enfant à Yavuz Selim n'est pas permis à tous, puisque cela demande de gros moyens financiers.
Or de nombreux parents ont fait le choix de payer les frais de scolarité de leurs enfants dès la rentrée.
La dernière conséquence notée c'est le devenir du personnel enseignant et administratif de l'école.  
Si l'école est fermée, combien de personnes risquent de perdre leur emploi?

Au vu de tout cela, l'Etat ne devrait-il  pas chercher à trouver un terrain d'entente avec l'autre partie?
Devrait on accepter de sacrifier l'avenir de ces multiples jeunes pour des  questions d'intérêts?
N’est-il pas urgent de faire des concessions, des deux parts, pour une issue heureuse à cette affaire?

Si pour le ministre de l'éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam le collège sera mis sous administration provisoire et donc géré par l'Etat sénégalais, pour le conseil d'administration et les parents d'élèves il est hors de question de laisser leurs enfants avec ces nouveaux administrateurs.  Car disent-ils, le gouvernement n'a qu'à régler les nombreux problèmes de l'école publique sénégalaise avant de chercher à en rajouter d'autres.

Le président du Conseil d'administration de Yavuz Selim, Madiambal Diagne et le président de l'Association des parents d'élèves, Mamadou Kebe campent sur leur position: soit on sénégalise l'école en cédant les actions à des investisseurs sénégalais uniquement, soit les enfants seront retirés tout bonnement de Yavuz Selim.
Quoi qu'il en soit les dés sont jetés et il est plus qu'urgent de trouver une solution juste et durable à l'affaire Yavuz Selim, une affaire qui pour le moment n'a pas encore livré tous ses secrets. 


dimanche 30 juillet 2017

UCAD: Temple de la débrouillardise.

Pavillon A du campus social

    Une Université, c'est un temple du savoir. Mais à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar c'est la débrouillardise qui reste de mise. 
Pour pouvoir vivre et étudier normalement au campus social, les étudiants se débrouillent pour se loger, se nourrir et même pour avoir de la place dans les amphithéâtres. 

La cause à tous ces problèmes c'est le surnombre d'étudiants orientés tous les ans à l'Université de Dakar. Au campus social, les étudiants en quête de logement sont bien plus nombreux que les chambres disponibles. Une situation qui empire d'année en année.

Le gouvernement actuel a eu à faire des améliorations dans le but d'alléger les difficiles conditions auxquelles sont confrontées les apprenants. Puisqu'en 2015, le Président Macky Sall a eu à inaugurer trois (3) nouveaux pavillons de 1044 lits portant à 22 les pavillons où sont logés les étudiants. 
Malgré tous ces efforts consentis, des jeunes continuent à squatter dans les couloirs et à y passer la nuit. 

http://www.enqueteplus.com/content/universit%C3%A9-cheikh-cheikh-anta-diop-de-dakar-les-chiffres-qui-font-peur

 L'autre problème c'est que dans les chambres, ils sont 8 voire 10 à s'y entasser alors que ce sont des logements sensés accueillir au maximum 4 personnes. C'est dire que le campus social est surpeuplé.
Ces difficiles conditions de logement affectent les étudiants dans leur vie quotidienne, ce qui se reflète dans leurs résultats scolaires. Des résultats, qui sont la plupart du temps, très mauvais et qui poussent beaucoup d'entre eux vers la sortie avec les échecs répétitifs dans les examens.

Pour venir à bout de cette situation il faut d'abord revoir le nombre de bacheliers orientés toutes les années à l'Université de Dakar. Ensuite, la construction de nouvelles universités à l'intérieur du pays est à prévoir. Une chose qui faciliterait la tâche à ces nombreux jeunes qui viennent étudier jusqu'à Dakar.
Les communes et mairies des localités d'où sont originaires les étudiants doivent aussi jouer pleinement leur rôle. Même si ces édiles locaux louent des appartements pour leurs étudiants ressortissants, dans des quartiers proches de l'Université. Il reste que ces appartements sont souvent insuffisants face à ce grand nombre de demandeurs.

Il y a donc un réel besoin de revoir les politiques à mener pour une amélioration des conditions de vie et de logement des étudiants de l'Université de Dakar. Des étudiants qui sont aujourd'hui estimés à près de 80 000 au total. La balles est donc dans le camp des autorités administratives et gouvernementales.

http://www.rfi.fr/afrique/20160114-senegal-debrouille-vie-etudiante-reportage

vendredi 28 juillet 2017

Marre des politiques !


Crédit photo: Dilem
           Dans quel Sénégal vivons-nous ? Qu’arrive-t-il aux sénégalais ? Ce sénégalais qui était considéré comme un être gentil de nature, un pacifiste par excellence. Toutes ces questions méritent d’être posées vu la situation dans laquelle se trouve le pays. 
Une situation où la violence sévit dans tous les sens. 

La violence au Sénégal, un phénomène qui prend de l’ampleur de jour en jour. L’arène politique semble être devenue le champ de bataille par prédilection. Nos hommes politiques sont-ils conscients de leurs actes et de la responsabilité qui leur incombe ? 
Sont-ils conscients que le peuple sénégalais a mûri ou même a bien grandi allant jusqu’à opter pour une 2e Alternance le 25 Mars 2012

Quand on a vu l’ancien président sénégalais Me Abdoulaye Wade assis sur le même fauteuil que son ex-farouche opposant Barthélémy Diaz cela devient Une image choc pour certains notamment les parents du défunt Ndiaga Diouf du nom de ce nervis tué devant la mairie de Mermoz Sacré-Cœur.  Une affaire qui est encore fraîche dans la mémoire de bon nombre de sénégalais. C’était ce fameux 22 Décembre 2011. 
Une attaque qui aurait été commanditée par des membres du PDS, des hommes proches de Me Wade et au cours de laquelle un des nervis du nom de Ndiaga Diouf a été tué d’une balle dans le dos. Une balle qui aurait été tirée par Diaz fils, ce qui lui avait valu une peine de prison de 2 ans dont 6 mois ferme et une incarcération à la Maison d’arrêt et de correction de Tambacounda. 

Avec nos hommes politiques actuels, c’est l’histoire des anciens ennemis qui deviennent d’un seul coup de nouveaux amis. Et ce au vu et au su de leurs inconditionnels partisans. Des partisans qui sont la plupart du temps les grands perdants de ces histoires de combats où ce sont des machettes, des gourdins, des battes de Baseball, et même des pistolets qui sont brandit. C’est à se demander où va le Sénégal ? 
Le comble dans tout cela c’est que ces gens qui exercent la violence et qui sèment le trouble et le désordre, ceux-là même qui installent la peur la panique chez les populations, sont ceux-là même qui détalent en 1er comme des lapins lorsque les choses dégénèrent laissant la place à leurs fidèles partisans et sympathisants. 

 L’autre nouvelle c’est la rupture entre Pape Samba Mboup et son ancien mentor Me Wade. Viré du PDS comme un « malpropre », pour reprendre ses propos, M. Mboup promet de détruire le pape du Sopi en divulguant ses nombreux secrets. Chose qu’il a déjà commencé avec l'affaire de l’assassinat de Me Babacar Seye où il accuse Wade d’avoir remis des centaines de millions à Clédor Sene, le présumé assassin de l’ancien vice-président du Conseil Constitutionnel.
 Quand les anciens partenaires deviennent les nouveaux adversaires voilà ce que cela donne. La politique, quand tu nous tiens !