mercredi 29 novembre 2017

Des esclaves, par ici!

Migrants parqués en Libye
Crédit photo: Le Monde

    La Libye, le nom de ce pays a fait le tour du monde en ce mois de Novembre. Pourtant il y a de cela 1 mois, personne n'en parlait autant. Tout a basculé le 15 Novembre dernier lorsqu'une équipe de reporters de la chaîne de télévision américaine CNN s'est rendue dans ce pays d'Afrique du Nord. La surprise a été grande puisque ces journalistes ont diffusé à la face du monde une pratique que presque tous savaient mais taisaient en Libye: c'est la vente de migrants noirs comme esclaves.    
A travers ce reportage fait par la journaliste Nima Elbagir, il est apparu qu'il existait à ce jour en Libye des marchés où l'on pouvait  vendre et acheter des esclaves. 

La vidéo qui dure moins de 2 minutes, montre aussi les difficiles conditions de vie des migrants. 





Seules quelques heures ont suffi pour que la vidéo fasse le tour du monde créant une onde de choc. Cela montrait la cruauté avec laquelle ces gens étaient traités, vendus voire même "bazardés"   Les réactions ne se sont pas fait attendre puisque des simples citoyens, des internautes passant par des autorités étatiques, tous s'insurgeaient contre ces actes. Et si du côté des autorités africaines, certains chefs d'Etat et de gouvernement ont sorti des communiqués pour montrer leur indignation. C'est le cas du Sénégal d'autres ont préféré  réagir avec des actions. La Côte d'Ivoire a déjà rapatrié 155 migrants Ivoiriens de la Libye, un exemple à suivre.

 http://www.rfi.fr/afrique/20171121-cote-ivoire-migrants-libye-retour-abidjan-reportage  

Le Rwanda, pour sa part, s'est porté volontaire à accueillir 30 000 migrants sur son sol. 



 Ces migrants, qui sont avant tout des hommes libres, ne cherchaient qu'à passer par la Libye pour pouvoir rejoindre plus tard l'Europe. Originaires pour la plupart d'entre eux d'Afrique subsaharienne, beaucoup n'arriveront jamais à destination. Et pour cause, c'est au cours de ce voyage long et périlleux que des centaines de milliers de jeunes africains et africaines noirs seront faits prisonniers et/ou esclaves dans ce pays qu'est la Libye. Même si le nombre de prisonniers reste inconnu, des chiffres circulent sur le nombre de morts.  Selon des chiffres de l'Organisation des Nations Unies, plus de 5000 personnes sont mortes en Méditerranée rien qu'en 2016, alors que depuis Janvier 2017 on en est à 5005 morts et disparus. C'est à la limite insupportable de savoir qu'au moment où des milliers de personnes meurent en cours de route sur la Méditerranée, d'autres perdent la vie dans les "prisons libyennes". 







L'esclavage, une pratique qui continue jusqu'au 21e siècle alors qu'il a été aboli dès le 19e siècle et plus précisément en 1848. Alors que les Africains pensaient en avoir fini avec l'utilisation de l'homme noir comme un objet voire une marchandise mais voilà que près de 200ans après, les démons du passé refont surface.
Le plus gênant dans tout ça c'est que ce sont des africains eux-mêmes qui vendent leurs propres frères africains.Et c'est justement ce qui a crée cette vague de contestation et d'indignation,tous dénonçant à ces actes barbares et inhumaines. Des marches ont été organisées en Afrique et en Europe et des pétitions lancées sur les réseaux sociaux.

Le chemin étant tout tracé, il faut que la jeunesse africaine soit consciente que les temps ont changé. Il faut qu'on comprenne qu'on peut bien réussir en Afrique. Il faut qu'on comprenne que notre Eldorado peut et doit être  l'Afrique . Alors, au lieu de nous obstiner à vouloir coûte que coûte risquer notre vie pour rejoindre l'Europe, la jeunesse africaine doit justement avoir confiance en elle et en sa terre: l'Afrique.


mercredi 11 octobre 2017

AFFAIRE YAVUZ SELIM: A quand la résolution?


Portail d'entrée du Collège Yavuz Selim
Crédit photo: Dakaractu

           Qui n'a pas entendu parler du collège Bosphore Yavuz Selim ces derniers jours? 
Une histoire complexe, difficile mais aussi pleine de surprises et de rebondissements. En effet tout commence le Lundi 2 Octobre  2017, lorsque des éléments du GMI sont venus stationner devant les établissements du groupe scolaire pour interdire l'accès au personnel administratif, aux enseignants et aux élèves.  Une mesure à laquelle personne ne s'attendait même si le ministre de l'Intérieur avait sorti un communiqué deux jours auparavant pour informer de la fermeture imminente de l'école.

Deux semaines plus tard, les différentes discussions entamées entre les concernés, que sont le ministre de l'éducation, le conseil d'administration, le personnel pédagogique et les parents d'élèves, n'ont finalement rien donné. C'est L’ÉCHEC TOTAL.

Conséquences: plus de 3000 élèves inscrits dans les 9 établissements du groupe Yavuz Selim se retrouvent sans école, après avoir fait 1 semaine de cours pour certains et 1 mois de cours pour d'autres.
Un autre souci c'est qu'il existe 403 élèves inscrits gratuitement à Yavuz Selim et qui risquent de faire une année blanche si la situation n'est pas réglée à temps. Et pour cause, ce sont des enfants dont les parents n'ont pas assez de moyens financiers.

L'autre conséquence: c'est la consternation dans laquelle se trouvent les parents d'élèves. Car inscrire son enfant à Yavuz Selim n'est pas permis à tous, puisque cela demande de gros moyens financiers.
Or de nombreux parents ont fait le choix de payer les frais de scolarité de leurs enfants dès la rentrée.
La dernière conséquence notée c'est le devenir du personnel enseignant et administratif de l'école.  
Si l'école est fermée, combien de personnes risquent de perdre leur emploi?

Au vu de tout cela, l'Etat ne devrait-il  pas chercher à trouver un terrain d'entente avec l'autre partie?
Devrait on accepter de sacrifier l'avenir de ces multiples jeunes pour des  questions d'intérêts?
N’est-il pas urgent de faire des concessions, des deux parts, pour une issue heureuse à cette affaire?

Si pour le ministre de l'éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam le collège sera mis sous administration provisoire et donc géré par l'Etat sénégalais, pour le conseil d'administration et les parents d'élèves il est hors de question de laisser leurs enfants avec ces nouveaux administrateurs.  Car disent-ils, le gouvernement n'a qu'à régler les nombreux problèmes de l'école publique sénégalaise avant de chercher à en rajouter d'autres.

Le président du Conseil d'administration de Yavuz Selim, Madiambal Diagne et le président de l'Association des parents d'élèves, Mamadou Kebe campent sur leur position: soit on sénégalise l'école en cédant les actions à des investisseurs sénégalais uniquement, soit les enfants seront retirés tout bonnement de Yavuz Selim.
Quoi qu'il en soit les dés sont jetés et il est plus qu'urgent de trouver une solution juste et durable à l'affaire Yavuz Selim, une affaire qui pour le moment n'a pas encore livré tous ses secrets. 


dimanche 30 juillet 2017

UCAD: Temple de la débrouillardise.

Pavillon A du campus social

    Une Université, c'est un temple du savoir. Mais à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar c'est la débrouillardise qui reste de mise. 
Pour pouvoir vivre et étudier normalement au campus social, les étudiants se débrouillent pour se loger, se nourrir et même pour avoir de la place dans les amphithéâtres. 

La cause à tous ces problèmes c'est le surnombre d'étudiants orientés tous les ans à l'Université de Dakar. Au campus social, les étudiants en quête de logement sont bien plus nombreux que les chambres disponibles. Une situation qui empire d'année en année.

Le gouvernement actuel a eu à faire des améliorations dans le but d'alléger les difficiles conditions auxquelles sont confrontées les apprenants. Puisqu'en 2015, le Président Macky Sall a eu à inaugurer trois (3) nouveaux pavillons de 1044 lits portant à 22 les pavillons où sont logés les étudiants. 
Malgré tous ces efforts consentis, des jeunes continuent à squatter dans les couloirs et à y passer la nuit. 

http://www.enqueteplus.com/content/universit%C3%A9-cheikh-cheikh-anta-diop-de-dakar-les-chiffres-qui-font-peur

 L'autre problème c'est que dans les chambres, ils sont 8 voire 10 à s'y entasser alors que ce sont des logements sensés accueillir au maximum 4 personnes. C'est dire que le campus social est surpeuplé.
Ces difficiles conditions de logement affectent les étudiants dans leur vie quotidienne, ce qui se reflète dans leurs résultats scolaires. Des résultats, qui sont la plupart du temps, très mauvais et qui poussent beaucoup d'entre eux vers la sortie avec les échecs répétitifs dans les examens.

Pour venir à bout de cette situation il faut d'abord revoir le nombre de bacheliers orientés toutes les années à l'Université de Dakar. Ensuite, la construction de nouvelles universités à l'intérieur du pays est à prévoir. Une chose qui faciliterait la tâche à ces nombreux jeunes qui viennent étudier jusqu'à Dakar.
Les communes et mairies des localités d'où sont originaires les étudiants doivent aussi jouer pleinement leur rôle. Même si ces édiles locaux louent des appartements pour leurs étudiants ressortissants, dans des quartiers proches de l'Université. Il reste que ces appartements sont souvent insuffisants face à ce grand nombre de demandeurs.

Il y a donc un réel besoin de revoir les politiques à mener pour une amélioration des conditions de vie et de logement des étudiants de l'Université de Dakar. Des étudiants qui sont aujourd'hui estimés à près de 80 000 au total. La balles est donc dans le camp des autorités administratives et gouvernementales.

http://www.rfi.fr/afrique/20160114-senegal-debrouille-vie-etudiante-reportage

vendredi 28 juillet 2017

Marre des politiques !


Crédit photo: Dilem
           Dans quel Sénégal vivons-nous ? Qu’arrive-t-il aux sénégalais ? Ce sénégalais qui était considéré comme un être gentil de nature, un pacifiste par excellence. Toutes ces questions méritent d’être posées vu la situation dans laquelle se trouve le pays. 
Une situation où la violence sévit dans tous les sens. 

La violence au Sénégal, un phénomène qui prend de l’ampleur de jour en jour. L’arène politique semble être devenue le champ de bataille par prédilection. Nos hommes politiques sont-ils conscients de leurs actes et de la responsabilité qui leur incombe ? 
Sont-ils conscients que le peuple sénégalais a mûri ou même a bien grandi allant jusqu’à opter pour une 2e Alternance le 25 Mars 2012

Quand on a vu l’ancien président sénégalais Me Abdoulaye Wade assis sur le même fauteuil que son ex-farouche opposant Barthélémy Diaz cela devient Une image choc pour certains notamment les parents du défunt Ndiaga Diouf du nom de ce nervis tué devant la mairie de Mermoz Sacré-Cœur.  Une affaire qui est encore fraîche dans la mémoire de bon nombre de sénégalais. C’était ce fameux 22 Décembre 2011. 
Une attaque qui aurait été commanditée par des membres du PDS, des hommes proches de Me Wade et au cours de laquelle un des nervis du nom de Ndiaga Diouf a été tué d’une balle dans le dos. Une balle qui aurait été tirée par Diaz fils, ce qui lui avait valu une peine de prison de 2 ans dont 6 mois ferme et une incarcération à la Maison d’arrêt et de correction de Tambacounda. 

Avec nos hommes politiques actuels, c’est l’histoire des anciens ennemis qui deviennent d’un seul coup de nouveaux amis. Et ce au vu et au su de leurs inconditionnels partisans. Des partisans qui sont la plupart du temps les grands perdants de ces histoires de combats où ce sont des machettes, des gourdins, des battes de Baseball, et même des pistolets qui sont brandit. C’est à se demander où va le Sénégal ? 
Le comble dans tout cela c’est que ces gens qui exercent la violence et qui sèment le trouble et le désordre, ceux-là même qui installent la peur la panique chez les populations, sont ceux-là même qui détalent en 1er comme des lapins lorsque les choses dégénèrent laissant la place à leurs fidèles partisans et sympathisants. 

 L’autre nouvelle c’est la rupture entre Pape Samba Mboup et son ancien mentor Me Wade. Viré du PDS comme un « malpropre », pour reprendre ses propos, M. Mboup promet de détruire le pape du Sopi en divulguant ses nombreux secrets. Chose qu’il a déjà commencé avec l'affaire de l’assassinat de Me Babacar Seye où il accuse Wade d’avoir remis des centaines de millions à Clédor Sene, le présumé assassin de l’ancien vice-président du Conseil Constitutionnel.
 Quand les anciens partenaires deviennent les nouveaux adversaires voilà ce que cela donne. La politique, quand tu nous tiens !

mercredi 31 mai 2017

Débat entre hommes des médias



De gauche à droite: M. Ndiaye, M. Kanouté, M. Fédior, M. Kane et M. Dieng

              Un débat riche d'idées s'est tenu ce Mercredi au CESTI, à la Case  Foyer. Ceci entre dans le cadre des nombreuses rencontres entre étudiants et officiels, hommes publics, sportifs ou hommes des médias  qu'organise l'administration. Pour cette rencontre il s'agissait d'un débat entre membres d'un même corps de métier puisque c'étaient des journalistes, des patrons de presse et des syndicalistes qui étaient les panélistes.
En effet,les invités étaient composés du modérateur, lui même journaliste, Oumar Fédior, de M. Dieng directeur de l'URAC, de Mamadou Ibra Kane du CDEPS, Ibrahima Halil Ndiaye du SYNPICS, et de M. Kanouté Directeur de la communication.

L'objet de cette rencontre portait sur: La situation de la presse Sénégal.  La presse est aujourd'hui marquée par une grande précarité dans laquelle vivent les journalistes. La plupart des groupes de presse manquent  de moyens, ce qui explique les difficiles conditions de vie des pratiquants du métier. D'où l'importance du travail  des syndicats tels le SYNPICS qui cherche à leur venir en aide surtout lorsqu'ils ont des démêlés avec la justice. 

A travers ces discussions, il est ressorti que l'Union des radios communautaires (URAC) compte 102 radios communautaires. Celles-ci se distinguent fortement des radios privées. Elles ont permis,et continuent à le faire, aux populations des zones reculées  d'avoir accès à l'information mais aussi et surtout de se faire entendre.
Cependant, leur principal problème reste l'interdiction de faire de la publicité et de la politique. M. Dieng fustige le fait que ces radios communautaires font face à d'énormes problématiques avec surtout le manque de moyens et de financement. Or ces stations radios participent fortement à la promotion des cultures locales.

Face aux nombreuses interrogations des pratiquants du métier, le Directeur de la Communication a reconnu la précarité qui existe dans le métier tout comme les énormes charges et faibles moyens dont disposent les patrons de presse. Il n'a pas manqué de souligner qu'avec le code de la presse,l'Etat prévoit de venir en aide aux médias. 
L'importance des médias et leur rôle prépondérant  dans la société ont été soulignés par le patron du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS) en la personne de M. Kane. Il n'a pas manqué de souligner le fait que les médias participent à la stabilité politique et économique du pays.

De forts moments d'échange auxquels ont assisté les invités. A travers cette rencontre, les professionnels des médis ont essayé de laver le linge sale à l'interne  en mettant sur la table tous les problèmes et maux qui gangrènent le milieu du journalisme. Même si la situation reste difficile, la formation des journalistes est indispensable.